
Gent-Wevelgem 2025. Le dimanche 30 mars, les projecteurs seront de nouveau braqués sur Gent-Wevelgem, l’une des classiques printanières les plus singulières du calendrier cycliste. Avec son mélange unique de vent latéral, de routes semi-pavées (plugstreets), de côtes abruptes et d’une longue section finale plate, cette course offre chaque année un scénario palpitant et souvent imprévisible. Le départ sera donné à Ypres à 10h40, et l’arrivée est attendue à Wevelgem vers 16h30, au terme d’un parcours de plus de 250 kilomètres. À l’issue de cette journée, nous saurons qui succèdera à Mads Pedersen dans les Flanders Fields.
Un parcours exigeant entre histoire et stratégie
Le peloton s’élancera d’Ypres, en direction de Roulers, avant de prendre la route vers Furnes puis le Heuvelland. Les 150 premiers kilomètres paraissent relativement accessibles sur le papier, mais ils peuvent vite se transformer en véritable piège. Dans la région des Moeren, où le vent souffle sans retenue, les bordures sont fréquentes et peuvent fragmenter la course dès les premières heures.
Les difficultés majeures débutent à la Scherpenberg, alors qu’il reste encore une centaine de kilomètres à parcourir. Ensuite, les coureurs affronteront successivement le Baneberg, le Monteberg et le redouté Kemmelberg, première ascension d’un monument pavé que les coureurs devront gravir à deux reprises.
Entre les deux passages du Kemmelberg, le peloton plongera dans une séquence très symbolique : les fameuses Plugstreets, ces chemins semi-verglacés comme Hill 63, Christmas Truce ou encore The Catacombs, rendus célèbres par leur lien étroit avec l’histoire de la Première Guerre mondiale. Cet hommage à la mémoire historique, combiné à l’intensité de la course, confère à Gent-Wevelgem une place à part dans la saison cycliste.
Après les plugstreets, la zone des monts flamands refait son apparition, avec cinq ascensions supplémentaires. Le dernier franchissement du Kemmelberg, par le flanc abrupt de l’Ossuaire, marque un tournant stratégique. Il reste ensuite un peu plus de 34 kilomètres plats jusqu’à Wevelgem. Ce long final offre autant de chances aux sprinteurs bien entourés qu’aux attaquants audacieux capables de résister aux retours du peloton.
Une compétition difficile lors du Gent-Wevelgem 2025
Le tenant du titre, Mads Pedersen, est de retour pour défendre sa couronne. En cas d’arrivée groupée, des sprinteurs comme Jasper Philipsen, Tim Merlier, Jonathan Milan, Olav Kooij ou encore le Belge Arnaud De Lie seront aux aguets.
Cependant, remporter Gent-Wevelgem demande bien plus qu’un bon sprint. Les nombreux secteurs exposés au vent, les monts successifs et les pièges techniques imposent aux coureurs d’être à la fois endurants, tactiques et résistants mentalement. La gestion des plugstreets et des passages du Kemmelberg ne laisse que peu de place à l’erreur, et un incident peut rapidement ruiner les espoirs de victoire.
Une édition sans Van Aert ni Van der Poel
Cette année, ni Wout van Aert ni Mathieu van der Poel ne seront présents au départ, ce qui ouvre un peu plus le jeu tactique. L’absence de ces deux géants du cyclisme rend le podium plus incertain, mais la présence de Pogacar assure un spectacle de haut niveau.
Qu’il s’agisse d’un sprint final ou d’une échappée solitaire, le scénario reste ouvert. Mais une chose est sûre : celui qui franchira la ligne en premier à Wevelgem pourra se targuer d’avoir maîtrisé l’une des classiques les plus complexes du calendrier.