
Strade Bianche 2026. Le samedi 7 mars, Sienne accueille à nouveau l’une des courses les plus photogéniques du printemps. La Strade Bianche fête sa vingtième édition sur un parcours légèrement raccourci de 201 kilomètres. Avec pas moins de 64 kilomètres de sterrati, les célèbres chemins de gravier blanc, cette classique toscane reste une épreuve d’usure pure. Pogacar chasse un quatrième succès, mais la concurrence est bien présente !
Un parcours fabuleux taillé dans le gravier blanc
Après quelques années où la course s’allongeait d’édition en édition, l’organisation fait le choix de réduire légèrement la distance cette saison. Ce raccourcissement ne rend pas la course plus facile pour autant, car les coureurs affrontent les sterrati dès le départ. Routes vallonnées, côtes corsées, descentes traîtresses, virages serrés… C’est un véritable enfer pour quiconque ne se sent pas à l’aise sur son vélo.
L’arrivée reste iconique. La Via Santa Caterina grimpe dans les 500 derniers mètres à une moyenne de 12%, avec des pointes à 16%. C’est l’endroit où Wout van Aert avait autrefois tout donné, avant de s’imposer en 2020 comme le dernier vainqueur belge. Une fois au sommet, quelques virages rapides précèdent l’entrée sur la Piazza del Campo. Franchir la ligne d’arrivée en vainqueur ici, c’est immédiatement entrer dans l’histoire du cyclisme.
Un favori slovène et de nombreux outsiders
La Strade Bianche est jeune, mais son palmarès se lit comme celui d’une grande classique. Fabian Cancellara et Tadej Pogacar partagent le record avec trois victoires chacun. Pogacar a égalé ce record l’an dernier et, tout comme le Suisse, se voit désormais dédier un secteur de gravier. Le Colle Pinzuto porte symboliquement son nom, car c’est là qu’il a placé son accélération décisive en 2025.
Il n’est donc pas surprenant que le champion du monde slovène reparte grand favori. Il n’a pas encore couru en 2026, mais cela ne s’est jamais révélé être un obstacle par le passé. Avec ses capacités en montée et son audace, il peut faire exploser la course à tout moment. Sur les quatre dernières Strade Bianche auxquelles il a participé, il en a remporté trois — qui peut encore lui mettre des bâtons dans les roues ?
Tom Pidcock figure parmi les rares coureurs capables de suivre Pogacar en théorie. Le Britannique a terminé dans le top cinq à chacune de ses participations et s’est imposé en 2023. Il allie des qualités techniques sur gravier à une vraie pointe de vitesse dans les pentes raides. En dehors de Pidcock, Pogacar trouvera également un défi au sein de sa propre équipe. Chez UAE Emirates XRG, Isaac Del Toro constitue en effet un atout supplémentaire. Le jeune Mexicain a impressionné lors du Tour des Émirats et possède le profil idéal pour faire la différence sur les sterrati, même si Pogacar reste bien entendu le leader.
On a déjà pu apercevoir quelques grimpeurs à l’œuvre lors des courses de printemps en France. Paul Seixas a confirmé son talent exceptionnel avec une victoire magistrale à l’Ardèche Classic. Il s’est imposé en solitaire avec près de deux minutes d’avance, un peu à l’image de ce Slovène qui domine les débats.
Et puis il y a Wout van Aert. Le Belge revient à Sienne, où il a déjà gagné et terminé deux fois troisième. Sa forme reste une interrogation, la malchance continue de le poursuivre avec une crevaison à Le Samyn, mais cette course pourrait bien être l’occasion idéale de frapper un grand coup. On garde également un œil sur nos autres compatriotes qui ont de vraies chances ici, à savoir Florian Vermeersch et Lennert Van Eetvelt. Dans une course qui s’animera tôt, ce sont deux noms qui se retrouveront quasi systématiquement dans le groupe de tête. Nous rêvons déjà d’un vainqueur belge sur la Piazza del Campo !