
Belgique – Sénégal, c’est déjà un premier test grandeur nature pour les Diables. Après avoir terminé en tête de leur groupe, les Belges retrouveront le Sénégal mercredi soir à Seattle en 16es de finale du Championnat du Monde.
Vraiment ? C’est ça la récompense pour avoir terminé premier ? Pas vraiment le tirage rêvé.
Parmi les adversaires possibles, la Belgique aurait notamment pu hériter de la Bosnie-Herzégovine, du Ghana ou du Paraguay. À la place, elle affrontera une équipe sénégalaise qui a terminé troisième de son groupe derrière la France et la Norvège.
Le Sénégal : difficile d’imaginer un tirage plus exigeant
Si les Diables avaient pu choisir leur adversaire, le Sénégal aurait probablement figuré tout en bas de la liste.
Non pas parce que la Belgique n’a aucune chance, loin de là. Mais parce que cette équipe sénégalaise possède justement les armes pour appuyer là où les Belges peuvent avoir mal : l’intensité, la puissance physique et la vitesse dans les transitions.
Le Sénégal dispose également d’une ligne offensive particulièrement dangereuse. À 34 ans, Sadio Mané n’est peut-être plus le joueur qui faisait trembler toutes les défenses avec Liverpool, mais il reste capable de faire la différence aux abords de la surface.
Nicolas Jackson et Ismaïla Sarr peuvent également poser de sérieux problèmes avec leur vitesse et leurs appels en profondeur. Sur le côté droit, le jeune Ibrahim Mbaye fait partie des autres joueurs à surveiller.
Bref, il faudra être prêt dès la première minute.
Mais ! Une défense sénégalaise loin d’être intouchable
Le Sénégal possède de nombreuses qualités, mais il a aussi montré certaines limites pendant la phase de groupes.
Face à la France puis à la Norvège, les Sénégalais ont encaissé trois buts à chaque fois. Malgré la présence de joueurs expérimentés comme Édouard Mendy et l’ancien défenseur de Genk Kalidou Koulibaly, leur arrière-garde n’a pas toujours dégagé la sérénité attendue.
La Belgique aura donc des possibilités, notamment en accélérant sur les côtés et en forçant la défense sénégalaise à reculer.
À condition, évidemment, de ne pas retomber dans le rythme trop tranquille affiché lors de certaines rencontres du premier tour.
Rudi Garcia face à plusieurs choix importants
La deuxième période encourageante contre l’Égypte, puis la large victoire face à la Nouvelle-Zélande, ont redonné de l’élan aux Diables.
Reste maintenant à savoir avec quelle équipe Rudi Garcia abordera cette rencontre.
Face au Sénégal, la technique ne suffira pas. Les Belges devront répondre dans les duels et accepter une intensité bien supérieure à celle rencontrée lors de certains matchs de groupe.
Le milieu de terrain pourrait donc devenir la principale zone de réflexion pour le sélectionneur. Garcia choisira-t-il de privilégier le jeu avec Hans Vanaken ? Ou préférera-t-il ajouter un profil plus défensif aux côtés de Youri Tielemans ?
Contre une équipe aussi athlétique, ce choix pourrait peser lourd.
Quel rôle pour Romelu Lukaku ?
La situation de Romelu Lukaku constitue l’autre grande question avant Belgique – Sénégal.
Titulaire ou joker de luxe ? Big Rom a expliqué qu’il acceptait son rôle et qu’il souhaitait avant tout se montrer décisif lorsque l’équipe aurait besoin de lui.
Contre l’Égypte, son entrée avait presque immédiatement provoqué le but égalisateur. Face au Sénégal, son expérience et sa présence physique pourraient une nouvelle fois devenir précieuses, surtout si la rencontre reste longtemps fermée.
Dans un match à élimination directe, un seul duel peut tout changer.
Sur le papier, la Belgique a les armes
Les Diables n’ont pas à craindre le Sénégal. S’ils atteignent leur meilleur niveau, ils disposent de suffisamment de qualité pour rejoindre le tour suivant.
Mais la prestation décevante contre l’Iran a aussi servi d’avertissement : dans cette compétition, impossible d’avancer en mode économie d’énergie.
La Belgique devra jouer avec du rythme, utiliser davantage les couloirs et pousser la défense sénégalaise à commettre des erreurs.
En cas de qualification, les Belges affronteraient le vainqueur du match entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine. Sur le papier, la route vers le tour suivant resterait donc ouverte.
Encore faut-il d’abord franchir cet obstacle.
L’arbitre hondurien Said Martínez dirigera la rencontre. Durant ce Championnat du Monde, il a déjà arbitré Qatar – Suisse et Angleterre – Ghana. Deux matchs qui se sont terminés sur un partage.
Un signe pour votre ticket ? Les Diables préféreront sûrement ne pas y penser.
À partir des 16es de finale, une seule chose compte : passer au tour suivant.