Grand Prix du Japon F1 2026

Grand Prix du Japon F1 2026. Du 27 au 29 mars, la Formule 1 pose ses valises sur le mythique circuit de Suzuka pour le Grand Prix du Japon, troisième manche d’une saison 2026 déjà marquée par quelques turbulences. En effet, les Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite ont été annulés en raison de la guerre d’Iran, ce qui fait de cette épreuve japonaise un rendez-vous encore plus attendu que d’habitude pour les amateurs de la discipline.

Des horaires matinaux pour le public belge

Comme souvent lorsque la F1 s’aventure en Extrême-Orient, il faudra mettre le réveil très tôt. Le décalage horaire entre la Belgique et Suzuka est de huit heures le vendredi et le samedi, puis de sept heures le dimanche en raison du passage à l’heure d’été dans la nuit de samedi à dimanche.

Concrètement, les essais libres 1 et 3 débuteront à 3h30, tandis que les essais libres 2 et les qualifications du samedi sont programmés à 7h00. Quant à la course, elle prendra le départ à 7h00 le dimanche matin. Un sacrifice qui en vaut largement la chandelle au vu du spectacle que Suzuka offre habituellement.

Grand Prix du Japon F1 2026 : un circuit pas comme les autres

Suzuka, c’est avant tout une histoire d’amour entre la F1 et le Japon, qui dure depuis 1987. Long de 5,807 km et composé de 18 virages, ce tracé conçu à l’origine comme piste d’essais pour Honda par le designer néerlandais John Hugenholtz est unanimement salué par les pilotes pour sa technicité et sa richesse. Les célèbres Esses, le double droite de Degner, le virage Spoon ou encore le redoutable 130R font partie de ces noms qui font vibrer chaque passionné de sport automobile. En course, les pilotes devront boucler 53 tours pour une distance totale de 307,471 km.

Le circuit a également été le théâtre de nombreux moments historiques. Douze championnats du monde pilotes s’y sont joués entre 1987 et 2022, dont les fameux accrochages entre Alain Prost et Ayrton Senna en 1989 et 1990, qui restent parmi les épisodes les plus marquants de l’histoire de la F1. Plus récemment, Max Verstappen y a décroché son titre en 2022, dans des circonstances particulièrement confuses liées au règlement sur les points attribués lors d’une course raccourcie.

Verstappen, maître incontesté de Suzuka

En parlant de Verstappen, les statistiques récentes donnent le vertige. Le Néerlandais a remporté les quatre dernières éditions du Grand Prix du Japon, signant également la pole position à chaque fois. Son record de la pole tient toujours avec un temps de 1’26″983 établi en 2025, tandis que le meilleur tour en course appartient désormais à l’Italien Kimi Antonelli sur Mercedes, également établi la saison passée en 1’30″965.

Difficile donc de ne pas désigner Verstappen comme le grand favori de ce week-end. Mais la F1 2026, avec ses nouvelles réglementations, a déjà redistribué quelques cartes depuis l’ouverture de la saison en Australie et en Chine. La hiérarchie pourrait s’avérer plus ouverte qu’on ne le pense sur ce tracé exigeant.

Une météo clémente attendue

Du côté des conditions climatiques, les prévisions sont plutôt rassurantes. Un temps sec et frais est attendu sur l’ensemble du week-end, avec peut-être une journée de samedi légèrement plus à risque. De quoi espérer des qualifications et une course disputées sur le sec, même si quelques gouttes de pluie pourraient pimenter les débats.

Après le Japon, la F1 marquera une pause avant de reprendre ses droits lors du Grand Prix de Miami, prévu du 1er au 3 mai. D’ici là, Suzuka promet comme toujours un week-end de haute voltige.

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