Omloop 2026

Omloop 2026. Le printemps flamand commence comme chaque année à Gand. Tous les coureurs arriveront sur la ligne de départ avec les nerfs à vif, face à un parcours semé de côtes et de pavés. L’Omloop Het Nieuwsblad ouvre traditionnellement la saison des classiques et donne ainsi le ton pour les échéances à venir. Avec une finale légèrement remaniée et un plateau de participants impressionnant, l’édition 2026 promet une course à se lécher les babines !

Parcours, histoire et dernière édition de l’Omloop Nieuwsblad

L’Omloop Het Nieuwsblad est depuis 1945 le premier vrai rendez-vous flamand de l’année. Ce qui avait débuté comme l’Omloop van Vlaanderen et l’Omloop Het Volk est devenu une valeur sûre du calendrier. Entre Gand et Ninove se jouent les fondations de la saison : s’imposer ici, c’est aborder le printemps l’esprit tranquille. Comme toute autre classique de printemps, le vainqueur envoie un message clair à ses concurrents en vue du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix.

En 2026, les coureurs auront plus de deux cents kilomètres dans les jambes. Huit secteurs pavés et douze côtes composent le décor. Après une mise en route relativement plate, les premiers obstacles surgissent avec la Paddestraat et le Leberg, avant que le peloton ne file vers les Ardennes flamandes. Là s’enchaîne le scénario habituel : l’Eikenberg, le Wolvenberg, puis une succession de pavés et de petites ascensions qui brisent complètement le rythme. Nouvelle venue dans la finale, la Tenbosse et la Parikeberg, deux côtes supplémentaires qui rendent l’approche du Muur plus exigeante qu’auparavant.

Le dénouement reste classique avec le Muur van Geraardsbergen et le Bosberg. Au sommet du Bosberg, il reste encore douze kilomètres jusqu’à Ninove — plat, certes, mais jamais tranquille. L’an dernier, la course est restée remarquablement fermée jusqu’au cœur de la finale. Un groupe d’une vingtaine de coureurs a franchi ensemble le Muur et le Bosberg, puis est resté groupé. À Ninove, Søren Wærenskjold a surpris tout le monde en s’imposant au sprint devant Paul Magnier. Un scénario exceptionnel, car l’Omloop se conclut quasi jamais par un sprint aussi ouvert.

Favoris et outsiders pour l’Omloop 2026

La liste de départ est une nouvelle fois époustouflante pour les amateurs de cyclisme. Paul Magnier a montré en Algarve qu’il peut allier vitesse et consistance, et semble prêt à franchir un palier supplémentaire dans sa jeune carrière. L’Omloop n’est pas une course de sprinteurs purs (ce qui constitue un avantage supplémentaire pour lui), les véritables sprinteurs ne se présentant pas au départ.

Wout van Aert sait comment gagner ici après sa victoire en 2022 et possède le profil pour faire exploser la course lui-même. S’il durcit la finale, il peut autant arriver en solitaire que battre un petit groupe au sprint. Tom Pidcock, lui, est redoutable dans une finale imprévisible. Le petit Britannique dispose d’un moteur immense sur lequel il peut toujours compter.

Dans leur sillage, plusieurs prétendants sont à l’affût. Christophe Laporte et Dylan van Baarle sont des classicmen expérimentés, pas effrayés à l’idée d’attaquer tôt. Biniam Girmay peut tirer son épingle du jeu dans un sprint sélectif, tandis que Tim Wellens, dans une course dure, saura choisir son moment.

Tout indique une édition ouverte qui s’enflammera tôt. Avec une finale plus sélective et plusieurs équipes désireuses de prendre les commandes, il est difficile d’imaginer que nous assisterons, comme l’an dernier, à un sprint groupé à Ninove.

Course de l’Omloop 2026 hommes

Omloop 2026 pour les femmes

Le peloton féminin se réunira également à Gand samedi, mais leur course débutera un peu plus tard. À 13h35, les femmes entameront leur premier classique. L’Elisabethlaan à Ninove est également leur dernière étape. Sur le parcours de 137 kilomètres, il y a 5 sections pavées et 9 montées. Le Muur et le Bosberg forment à nouveau le duo de clôture.

Entre 17h15 et 17h45, les femmes accosteront à Ninove.

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