In Flanders Fields 2026

In Flanders Fields 2026. Dimanche, Gent-Wevelgem portera pour la première fois un nouveau nom officiel. La classique flamande s’appellera désormais In Flanders Fields – from Middelkerke to Wevelgem, avec un nouveau départ en bord de mer mais une arrivée toujours fidèle à Wevelgem. Heureusement, l’ADN de la course, lui, ne change pas. Vent, pavés, côtes et longue ligne droite finale : tous les ingrédients sont réunis pour un nouveau grand spectacle de cyclisme.

Un nouveau nom, mais l’ADN de Gent-Wevelgem demeure

Ce changement d’appellation constitue la nouveauté la plus marquante du calendrier des classiques flamandes cette saison. Après des années avec Ypres comme ville de départ, le peloton s’élancera désormais de Middelkerke, dans le cadre d’un partenariat de longue durée. Le bourgmestre De Decker fait de cette course une vitrine pour sa commune côtière. Cette nouvelle configuration offre davantage de nervosité dès les premiers kilomètres, et surtout de meilleures conditions pour la formation d’éventails. L’essentiel reste inchangé : pour gagner ici, il faut bien plus que des jambes de sprinter.

Avec ses 240,8 kilomètres, In Flanders Fields reste une véritable épreuve d’usure. Le premier centenaire dans la région côtière semble tranquille sur le papier, mais si le vent se lève dans les Moeres, c’est une journée entière de poursuite qui attend les retardataires. Le peloton se dirige ensuite vers le Heuvelland, où une série de côtes vient corser l’affaire. Le Scherpenberg, le Baneberg, le Monteberg et surtout le Kemmelberg figurent traditionnellement au programme. Entre ces ascensions, les célèbres pavés (les plugstreets) confèrent à l’épreuve son caractère historique si particulier.

Après le dernier passage sur le Kemmelberg, il reste plus de 35 kilomètres de plat jusqu’à Wevelgem. Certains trouvent cette portion « ennuyeuse », mais elle génère en réalité une tension bien réelle. Un attaquant de classe peut y résister seul, tandis qu’un groupe de poursuivants a encore ses chances de revenir. Mads Pedersen a montré ces deux dernières années qu’il existait plusieurs façons de gagner ici. L’année dernière, le Danois avait attaqué à 56 kilomètres de l’arrivée pour signer une troisième victoire à Wevelgem de toute beauté.

L’année précédente, il avait réglé Van der Poel dans un sprint à deux. Ce troisième succès l’a hissé parmi les recordmen de l’épreuve : outre Pedersen, seuls Peter Sagan, Tom Boonen, Mario Cipollini, Eddy Merckx, Rik Van Looy et Robert Van Eenaeme ont remporté trois fois la classique. Pedersen sera-t-il seul au sommet dimanche ?

Pedersen en chasse au record, mais la concurrence est redoutable

Tous les regards se tournent donc naturellement vers Mads Pedersen. Il connaît cette course mieux que quiconque et sait qu’il en a les moyens. Il possède la capacité d’attaquer tôt et le sprint nécessaire pour s’imposer dans un groupe réduit. Une quatrième victoire ferait de lui le recordman absolu ; ce qui en fait l’un des grands protagonistes attendus dimanche.

Il n’obtiendra pas ce sacre sans se battre. Mathieu van der Poel sera au départ et s’impose comme le grand favori. Lorsque la course se durcit sur les côtes ou dans le vent, il est l’un des rares capables de répondre à toutes les situations, comme en attestent ses nombreux succès dans les classiques flamandes. Notre espoir belge repose quant à lui sur Wout van Aert.

Avec une équipe Visma solide au départ, comptant notamment Christophe Laporte et Matthew Brennan, on espère que la formation misera pleinement sur Van Aert. Vainqueur à Wevelgem en 2021, il avait deux ans plus tard offert la victoire à son coéquipier Christophe Laporte. L’expérience est là pour notre compatriote, qui semble avoir retrouvé sa forme à Milan-San Remo avec une troisième place.

À Wevelgem, il faudra également compter sur les purs sprinteurs. Jasper Philipsen, Jonathan Milan et Biniam Girmay espèrent leur chance, à condition que la sélection la plus sévère n’ait pas lieu. Si Van der Poel ou Van Aert lâchent les hostilités dans les collines, aucun des trois ne devrait jouer la gagne. In Flanders Fields est une vraie classique pour Flandriens, et sous son nouveau nom, elle restera l’un des rendez-vous les plus passionnants du printemps.

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